Je voudrais qu'on m'efface
Barbeau-lavalette, Anaïs
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Hochelaga-Maisonneuve. S'y croisent sans se voir Roxane, Mélissa et Kevin, chacun de son côté du Bloc, chacun au départ de sa vie. A douze ans, ils composent avec le monde dans lequel ils arrivent. Entre le coin des putes, les matchs de lutte, les virées alcoolisées des adultes et la classe des « orthos » où on essaie de les intégrer, ils plongent dans leur imaginaire et tentent de sauver leur peau. Y arriveront-ils ? Dans les scènes touchantes ou drôles d'un récit choral, l'écriture cinématographique épouse la langue blessée des acteurs. Je voudrais qu'on m'efface, une histoire où l'émotion court, vive mais sans pathos, dessinant une chronique montréalaise qui culmine dans l'espoir inaltérable de l'enfance.
Détails
Titre exact : Je voudrais qu'on m'efface
Catégorie : Littérature québécoise
Date de parution : 9 septembre 2010
Éditeur : Hurtubise
ISBN : 9782896472055
Collection (ou série) : América
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Ajouter un commentairepar : Jean Le Clerc, 18 avril 2011
Ce récit relate brutalement, dans l’un des quartiers les plus pauvres du Canada, l’histoire de grands dénuements transgénérationnels. D’abord, dans « un coin de la cour d’école […] Kévin se bat la rage au ventre pour tout ce qu’il n’est pas.» Un certain soir, il s’apaise. Il abrie son père affligé par une existence remplie d’épreuves avant de se lover près de lui. Ensuite, Roxanne, pendant que sa mère lui hurle de la protéger des coups de son conjoint, écoute toujours plus fort sa musique. Le lendemain, à l’épicerie du coin, elle achète son petit-déjeuner: un May West; et règle son emplette avec les bouteilles de bière vides laissées, la veille, après la bagarre. Elle traîne également son malheur devant un groupe de A.A. d’homme et délivre à son géniteur son diplôme d’abstinence « Elle se sent si forte lui si petit.» Puis, sans adulte à la maison, Mélissa, et ses deux jeunes frères qui pâtissent avec elle, suit les traces de sa mère en payant en nature le loyer.
par : Jean Le Clerc, 18 avril 2011
Ce récit relate brutalement, dans l’un des quartiers les plus pauvres du Canada, l’histoire de grands dénuements transgénérationnels. D’abord, dans « un coin de la cour d’école […] Kévin se bat la rage au ventre pour tout ce qu’il n’est pas.» Un certain soir, il s’apaise. Il abrie son père affligé par une existence remplie d’épreuves avant de se lover près de lui. Ensuite, Roxanne, pendant que sa mère lui hurle de la protéger des coups de son conjoint, écoute toujours plus fort sa musique. Le lendemain, à l’épicerie du coin, elle achète son petit-déjeuner: un May West; et règle son emplette avec les bouteilles de bière vides laissées, la veille, après la bagarre. Elle traîne également son malheur devant un groupe de A.A. d’homme et délivre à son géniteur son diplôme d’abstinence « Elle se sent si forte lui si petit.» Puis, sans adulte à la maison, Mélissa, et ses deux jeunes frères qui pâtissent avec elle, suit les traces de sa mère en payant en nature le loyer. Jean Le Clerc

par : Mathilde, 2 février 2012
Tranches de vie, Destins croisés de trois enfants que la vie n'a pas épargnés. Dans un quartier pauvre de Montréal, Kevin, Roxanne et Melissa se croisent sans jamais se rencontrer dans leur misère quotidienne faite d'injures, de violence, de prostitution, d'abandon. Tres beau recit sur le malheur ordinaire qui frappe trois enfants des rues. Chronique du malheur tristement banal hélas!