Tout au long de ma relecture du Rouge et le noir, j'ai senti l'identification forte, courageuse, joyeuse, d'Annie Leclerc à Mme de Rênal. C'est effectivement ce que montre, avec une finesse psychologique et une efficacité littéraire impressionnantes, le manuscrit qu'on va lire. Mais il a fallu que j'en arrive aux toutes dernières pages du roman de Stendhal pour comprendre, dans un serrement de coeur, que Leclerc avait dû s'identifier à Sorel aussi.
Nancy Huston (Extrait de la préface)