Dans certains quartiers de Montréal, il faut savoir la fermer, surtout quand il s’agit du Bronx de la métropole. “Hochelaga-Maisonneuve est un quartier explosif. Pauvreté, crime organisé, prostitution. Avortements, sida, toxicomanie. Et c’est là-dedans que je plonge…” Et c’est là-dedans, aussi, que nous fait plonger Alain Ulysse Tremblay dans son deuxième roman policier, La Langue de Stanley dans le vinaigre.
Kumiko Fugimori, héroïne du précédent roman de Tremblay, Ma paye contre une meilleure idée que la mienne, est une psychiatre attachée à l’escouade antigang de la police de Montréal, qui enquête sur la mort de Stanley Cockburn. Elle se rend vite compte que ce dossier ne sent pas bon. L’homme retrouvé mutilé dans un motel était en effet un sympathisant des Hells Angels. Quant au travailleur de rue Richard Hovington, un être au passé nébuleux, et à Jenny, sa partenaire, ils ont disparu. Qui est le meurtrier ? Hovington ? Se serait-il débarrassé de Jenny ? Et si Hovington et Cockburn n’étaient qu’un seul et même homme ? Voilà autant de questions auxquelles Kumiko devra répondre, à l’aide de peu d’indices. Car si les caïds d’Hochelaga n’ont pas la langue dans leur poche, ils ne parlent pas facilement pour autant.