On ne peut nier que le sport en général use d'un langage qui lui est propre, utilisant assez souvent des termes ou des expressions du français commun, détournés de leur sens premier. A chaque spécialité athlétique s'attache un jargon qui est hermétique pour le profane.
Donnons-en quelques exemples concrets : ainsi savez-vous ce que veut dire pour un footballeur un café crème ou un sombrero, une 89 ou un ressemelage ; ou encore, pour un joueur de rugby, les pagelles ; pour un athlète, un combinard ou le désert, ou mettre le clignotant ; jardiner ou la sucette dans un sport automobile ; une banane pour un régatier ; la machine à couper le jambon pour un canoéiste ; la cocotte-minute ou ratonner, ou encore le venin pour un coureur cycliste ; un passage à niveau ou la garde-robe pour un navigateur au large ; une roucoulette pour un handballeur ; un gâteau ou un juge de paix pour un cavalier ; enrhumer ou un poireau pour un coureur motocycliste ; l'essuie-glace ou la peuf pour un skieur, etc. ?
Le présent Dico du sport, avec ses 3000 entrées (soit plus de 6000 occurrences), même s'il ne prétend pas à l'exhaus-tivité, permet de répondre à toutes ces questions... et à beaucoup d'autres.