Ce livre présente des révélations encore inédites et surprenantes sur la lutte de la police contre le terrorisme québécois, des années 1960 jusqu'à la crise d'octobre. Le style bien personnel de l'auteur, teinté d'humour et marqué d'un remarquable souci du détail, projette sur cette période charnière de notre histoire un éclairage totalement nouveau : pour une rare fois, le lecteur se voit proposer une vision intérieure du monde policier.
Dans ce premier livre, Robert Côté témoigne de sa lutte contre le terrorisme québécois. À l'aide de ses archives personnelles et de divers documents officiels, il nous révèle comment, avec les moyens restreints de l'époque, mais aussi avec beaucoup de chance, d'improvisation et de détermination, il a réussi à démanteler la majorité des bombes artisanales qui ont fait les manchettes. Il fut même amené à désamorcer des engins explosifs avec un coupe-ongle, aidé par la chance. En octobre 1970, il dirige une équipe d'intervention qui confirme la présence de James Richard Cross, enlevé par le FLQ, dans le repaire de la rue des Récollets et participe directement à l'heureuse libération de l'attaché commercial de la Grande-Bretagne. Voici donc le récit d'un homme qui a servi la collectivité québécoise, l'a protégée et défendue contre les actes terroristes du FLQ avec beaucoup d'acharnement, d'enthousiasme et de dévouement. Son récit est également l'occasion de voir sous un angle étonnamment intime un des grands personnages montréalais, le maire Jean Drapeau, lui-même victime des terroristes lorsque sa demeure fut lourdement endommagée par une bombe, en 1969.