Au cours des deux dernières décennies, la problématique des droits de l'homme est venue constitutionnaliser le droit pénal et criminel tant au Canada qu'en France. Quel impact a produit l'arrivée des droits humains sur le travail des agents d'investigation chargés de la répression de la délinquance et de la criminalité? C'est à cette question que répond le présent ouvrage en examinant, selon une approche comparative, l'évolution récente du droit répressif canadien et franco-européen. Sont tout particulièrement examinées dans le cadre de ce livre, les relations entretenues par les polices d'investigation avec les atteintes toujours possibles à la vie privée des citoyens (perquisitions, fouilles, saisies, surveillance électronique, infiltrations des réseaux criminogènes et provocations policières), à la liberté et au droit à la sûreté (contrôles-vérifications d'identité, arrestations-détentions, interrogatoires, lors des gardes à vue et des mises sous garde, usage de la force policière), et aux droits de la défense (droit au silence, droit à l'avocat).
Autant de sujets qui retiendront l'attention tant des étudiants (droit, science politique, criminologie) que des agents de la paix (polices municipales, SPCUM, SQ, GRC, OPJ, douanes), des avocats (couronne, défense), des magistrats (procureurs de la République, juges d'instruction, juges du siège) et de tous ceux qu'interpelle, au Canada, en France et en Europe, la question des droits de la personne.
Un ouvrage de grande actualité à une époque où la lutte contre le terrorisme pourrait bien amener l'opinion publique à vouloir repenser la relation liberté-sécurité, à remettre en cause l'équilibre existant et à faire primer le «crime control» sur le «due process of law».